Mieux qu’un vol d’hirondelles, dont on sait qu’aucune n’a jamais fait le printemps, les chansons du 2e album de Manu Da Silva nous prédisent de beaux jours à venir.
Soyons clairs, après écoute, on ignore si ces beaux jours sont proches, lointains et au juste s’ils viendront un jour.
On sait seulement qu’en ces temps plombés, congelés par moins 60 dans le pessimisme, il nous est plus facile de croire au chant d’un oiseau, de bon ou de mauvais augure, qu’aux chiffres de n’importe quel expert.
|
 |
Alors, serait-ce de se sentir orphelins de tant d’illusions, cocus de mille promesses non tenues, qui nous rendent la voix et la plume de Da Silva à ce point attachantes? Ou bien parce que la branche où viennent se poser ses chansons est finalement toujours la même : celle où bourgeonnent les amours, où s’entêtent à refleurir les espérances ? |